CANICULE : QUE FAIRE ?
L'épisode caniculaire prévu jusqu'aux vacances d'été 2026 impose à chacun.e de s'adapter. Notre ministère n'a rien prévu pour anticiper ces épisodes qui seront de plus en plus nombreux en raison du changement climatique.

Le printemps 2026 va être le printemps le plus chaud jamais enregistré. L’épisode caniculaire de fin mai a battu tous les records de mesures réalisées par le passé. L’épisode de juin va être plus important en intensité (des températures à plus de 40 étant prévues) et sa durée. Les effets ressentis et les conséquences seront également plus dures à subir car les organismes ont déjà été fragilisés en mai.
Le ministère n’a pas anticipé ces épisodes caniculaires alors que le GIEC les annonce dès le début des années 2000. Les expert.es en climatologie avaient déjà anticipé que l’accélération aurait lieu autour de l’année 2025 avec des évènements climatologiques plus marqués (canicules, tempêtes, incendies...). L’État n’a rien mis en œuvre pour anticiper l’adaptation des locaux scolaires et n’a pas élaboré de protocoles pour atténuer les risques.
Les consignes données sont toujours les mêmes :
– S’assurer que les élèves et les personnels ont à disposition de l’eau potable,
– Utiliser les salles les moins exposées à la chaleur (façades moins exposées ou protégées, espaces végétalisés et couverts),
– Ne pas exposer les élèves en extérieur en zone non ombragée,
– Inviter les élèves à boire régulièrement et à mouiller leur peau,
– Réduire les activités physiques et supprimer les sorties aux heures les plus chaudes,
– Étudier les possibilités de limiter les entrées de chaleur dans les salles ,
– Vérifier la fonctionnalité ou l’installation de stores et/ou volets,
– Fermer les volets et les rideaux des façades les plus exposées au soleil durant toute la journée,
– Maintenir les fenêtres fermées tant que la température extérieure est supérieure à la température intérieure,
– Avoir une vigilance particulière envers les personnes et élèves connu.es comme porteurs de pathologies respiratoires ou en situation de handicap.
Et bien entendu, la conduite à tenir en cas de coup de chaleur.
Toutes ces mesures questionnent sur la responsabilité en cas d’accident grave. Notre administration n’aura-t-elle pas tendance à faire porter la responsabilité de ses manquements aux équipes pédagogiques ? N’essayera-t-elle pas de vérifier que toutes les "procédures" ont bien été respectées ?
La meilleure façon de se protéger et de déplacer la responsabilité sur notre administration et sur les communes (propriétaires des locaux) est d’alerter, de faire remonter toutes les situations difficiles via la fiche RSST en pièce jointe à ce message. Vous pouvez également rédiger une motion de conseil d’école (https://77.snuipp.fr/article/crise-climatique-s-adapter-en-transformant-l-ecole)
Pour rappel pour un travail de bureau, la température de confort thermique se situe autour de 21 à 23 °C en hiver, et entre 23 et 26 °C en été. Dans les locaux dans lesquels est installé un système de refroidissement, celui-ci ne doit être mis ou maintenu en fonctionnement que lorsque la température intérieure des locaux dépasse 26°C (site du Service Public). l’État reconnait donc qu’au dessus de 26°, les températures créent un risque sanitaire.
Nous vous conseillons donc de vous saisir de la fiche RSST, de la motion de conseil d’école. En cas de malaise de personnel dans l’école, il est important de faire appel au 15 pour permettre une reconnaissance d’accident de service.
FICHE RSST pré-remplie à personnaliser