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Actualités 2025 2026

Canicule finale : Brasser de l’air ne rafraîchit pas… nos classes

Courrier de la section locale de la FSU-SNUipp 77 adressé aux Maires de Meaux et Villenoy

Canicule finale : Brasser de l’air ne rafraîchit pas… nos classes

Depuis déjà quelques jours, nos écoles suffoquent sous des températures qui malheureusement ne sont plus inédites. Des jours à regarder nos thermomètres de classe flirter avec les 30-31-32°, voire plus. Des jours à se demander dans quelles autres administrations on imposerait ainsi des salles surchargées, de telles conditions de travail, en ne faisant pas grand-chose d’autre que « du vent »… Car ce ne sont pas les déclarations du ministre, ni celles de nos édiles qui régissent le « climat scolaire » de nos classes, mais le manque de moyens que depuis des années déjà nous dénonçons. Une fois encore on répond à une urgence prévisible par des déclarations rassurantes, qui ne peuvent rassurer que celles et ceux qui ne sont pas en classe.

La réalité est beaucoup plus prosaïque : alors qu’on nous donne des conseils pour rafraîchir nos élèves, on nous refuse des brumisateurs… par manque de moyens. Alors qu’on nous envoie les directives du rectorat comme ressource pédagogique rafraîchissante, nous n’avons que de vieux ventilateurs dont les performances sonores sont inversement proportionnelles à leur effet sur les températures de classe… sauf, quand, ce sont les organisations de parents d’élèves qui ont la gentillesse de les fournir !

Qu’on nous conseille d’ouvrir des fenêtres, qui de fait sont bloquées. Qu’on nous invite à fermer des rideaux… qui n’existent pas encore malgré des demandes passées depuis des années. Qu’on nous laisse uniquement faire remonter notre malaise… avant nos malaises… en fiches RSST qui n’ont malheureusement pas beaucoup d’effets immédiats sur les thermomètres de nos salles de classes.

C’est peu dire que cela lasse ! Cela lasse de lire des déclarations rassurantes que contredisent la réalité. Cela lasse de se sentir à ce point délaissé. Cela lasse de voir des politiques sembler découvrir à chaque nouvelle canicule qu’il fait plus chaud et que nous ne sommes pas prêts… jusqu’à la prochaine canicule, dont tous les spécialistes savent qu’elle va advenir !

Aussi, pour éviter qu’à chaque fois la question des fermetures nécessaires de classes transformées en four se pose… quand le ministère, les mairies de Meaux et de Villenoy, vont-ils enfin se pencher sur cette question ? Quand allons-nous pouvoir bénéficier de conditions de travail dignes de celles qui doivent régner dans les bureaux des mairies de ces villes ? Faudra-t-il que nous réclamions, avec nos élèves le statut de réfugiés climatiques dans les halls des hôtels de ville pour enfin qu’un programme d’investissement soit envisagé ? C’est la question que nous nous posons… et que nous vous posons aujourd’hui.

Dans l’attente de vous lire, recevez, Messieurs l’expression de nos sentiments républicains et de notre attachement à un service public d’éducation nationale de qualité.